Mon troisième trimestre de grossesse

C’est mi avril, que nous avons démarré le troisième et dernier trimestre de grossesse. Les mois ont défilé à une vitesse grand V ! On me l’avait dit, et pourtant j’avais un peu de mal à y croire, 9 mois après tout c’est long, c’est presque toute une année ! Et pourtant … Les 3 derniers mois nous y voila !

#CES NOUVEAUX MAUX

Ma copine la fatigue, celle que j’avais abandonné au deuxième trimestre est revenue en force. Les réveils nocturnes en sont la cause, lors de ce dernier trimestre je me réveille 2 à 3 fois par nuit pour aller faire pipi, et oui la vessie est toute comprimée la pauvre. J’imagine que cela fait aussi parti de l’entrainement, dans quelques jours les réveils nocturnes feront parti de mon quotidien, mon corps doit donc être habitué à se réveiller, moi qui suis un gros bébé, qui adore les nuits de 8 heures (minimum) haha. Donc forcément, avec les nuits entrecoupées, du mal à trouver LA bonne position pour s’endormir avec ce gros bidou, bébé qui fait la java dans le ventre ou qui a le hoquet en plein milieu de la nuit, sur les coups de 14 heures la sieste est de rigueur !

Hello les douleurs aux adducteurs ! Alors ça j’avoue, je ne m’y attendais pas du tout. J’avais entendu parler des infections urinaires et autres joyeusetés qui peuvent faire leur apparition au troisième trimestre mais jamais de ces douleurs aux adducteurs. Et pourtant … elles m’ont suivi pendant ces derniers mois. Il parait que c’est normal, que cela est dû au bassin qui s’écarte ainsi qu’aux ligaments qui bougent et se préparent au grand jour ! Après, je m’estime uuuuuuultra méga chanceuse car ce n’est pas bien méchant, et je suis passée à côté de tous les autres maux.

Les contractions … J’ai eu quelques contractions lors du deuxième trimestre mais c’était occasionnel. En revanche, lors de ce troisième trimestre, certains jours j’ai eu plusieurs contractions. J’ai notamment eu des contractions après un effort, après avoir marché ou monté une côte, alors la ça ne loupe pas ! Mais j’ai aussi eu des contractions au repos. C’est normal, et tant qu’elles ne sont pas douloureuses et rapprochées c’est le signe que le corps s’entraîne encore une fois au grand jour.

Les insomnies … C’est au 9ième mois que les insomnies ont fait leur apparition. Je suis une petite marmotte depuis toute petite, j’adoooore dormir et jusqu’à présent je n’avais aucune idée de ce que signifiait le mot « insomnie » ! Et bien me voilà servie ! Le cerveau qui ne parvient pas à se débrancher et à me laisser dormir. Etre réveillée plusieurs fois par nuit, souvent vers 4h00 et ne pas parvenir à se rendormir … J’ai donc mis en place un petit rituel avant d’aller me coucher qui fonctionne plutôt bien. Je bois cette tisane apaisante avec des plantes bio (un mélange de tilleul, mélisse et fleur d’oranger), puis sur un mouchoir je dépose 2-3 gouttes d’huile essentielle de lavande vraie (anti-stress, relaxante) et 1-2 gouttes d’huile essentielle d’Ylang-Ylang (calme le système nerveux). Je pose ce mouchoir sur mon oreiller afin de respirer les effluves de ce mélange et ça m’aide vraiment à me relaxer.

#MES SENSATIONS

Dés les premières semaines de ce troisième trimestre (vers 31SA) j’ai senti notre bébé de façon plus intense. Je sens ses déplacements à l’intérieur de moi, ses coudes, ses genoux qui se déplacent d’un endroit à un autre, c’est totalement dingue, je suis folle d’amour (♥). J’imagine que cela est dû au fait que la place dans mon ventre se fait un peu plus rare car ce petit mec grandi de jour en jour. Son rythme change également, il est calme la journée, mais est très actif le soir et lorsque vient le moment d’aller au lit, alors la c’est galipettes sur galipettes !

Mon ventre n’en fini plus de grossir ! J’ai vraiment vu mon ventre grossir de jour en jour lors de ce dernier trimestre, pour mon plus grand bonheur, c’est fou ce que la nature est bien faite ! Je suis contente car j’ai tout pris dans le ventre par contre, je rentre encore dans mes petites vestes d’avant grossesse sans soucis au niveau des bras c’est parfait, c’est au moment de fermer la veste que la coince haha. Je passe mon temps en legging, en robe ou bien en jupe car c’est avec ces tenues que je suis la plus à l’aise. Concernant les tailles, les vêtements de grossesse sont faits pour s’adapter à la taille de notre ventre. Je vous recommande donc je prendre votre taille AVANT grossesse. Par contre pour des vêtements lambda, mieux vaut prendre 1 taille au-dessus, c’est ce que j’ai fait avec quelques robes qui me plaisaient et que je savais que j’allais aimer porter pendant et après ma grossesse.

J’aime toujours autant être enceinte. J’aime ce gros bidou qui n’en fini plus de grossir, j’aime sentir mon fils bouger, sentir ses mouvements sous mes doigts, j’aime ce que je vois dans le reflet du miroir, j’aime porter des vêtements mettant en valeur mon bidou, j’aime m’endormir la main sur mon ventre sur son petit dos, j’aime quand il réagit à mes petites sollicitations, j’aime mon corps de femme enceinte. Ça peut paraître paradoxal, mais je n’ai jamais autant aimé mon corps qu’enceinte, j’aime ses rondeurs, je les trouve si belles ! Bref, j’aime porter la Vie. Je ne me suis jamais sentie aussi bien que pendant ma grossesse (♥).

#LA PRÉPARATION A L’ACCOUCHEMENT

J’ai commencé les cours de préparation à l’accouchement avec ma sage-femme, en téléconsultation, à cause de la crise sanitaire Covid-19. Je suis contente car elle a maintenu nos cours et même à distance cela m’a beaucoup rassuré car d’après ce que j’ai cru comprendre, pas mal de cours de préparation n’ont pas été assurés par d’autres professionnels pendant cette période.

J’ai eu en tout 6 cours de préparation à l’accouchement avec ma sage-femme, et mon chéri a participé à plusieurs d’entre eux. Nous avons vu les bases de l’anatomie féminine, les différentes étapes de l’accouchement, comment bien gérer la douleur ET les contractions, quand partir à la maternité et le déroulé une fois sur place, comment prendre soin de notre bébé, la poussée. Et comme je souhaite allaiter mon bébé j’ai demandé un cours sur l’allaitement.

En plus de ces cours, j’ai eu la chance de pouvoir bénéficier d’un atelier virtuel sur le thème « Approche naturelle de la naissance ». Cet atelier se déroule en ligne, il est proposé par Laurie, une passionnée par le monde de la toute petite enfance, auxiliaire de puériculture diplômée de la Croix Rouge Française . J’ai trouvé son atelier absolument incroyable. Ce dernier se déroule sous forme de vidéos, il dure environ 4 heures, personnellement, comme j’ai écouté plusieurs fois certaines vidéos, l’atelier a duré un peu plus longtemps. Laurie est passionnée et ça se ressent dans ses vidéos, elle a une voix toute douce, elle est posée, très agréable à écouter, et elle aborde des thèmes dont je n’avais jusqu’alors jamais entendu parler. Je dirais que son atelier sort réellement des sentiers battus, on est loin d’une approche médicalisée, standardisée. Elle donne tout un tas de conseils utiles à appliquer lors de l’accouchement, des mantras ultra positifs sont disponibles, il y a également des fiches pratiques, des schémas à télécharger. J’ai vraiment adoré son atelier car j’ai pris conscience que je pouvais être actrice de mon accouchement, j’ai pris confiance en moi, en mon corps et ses capacités, je sais maintenant qu’il y a des astuces pour bien gérer la douleur et ne pas se laisser submerger par la souffrance. Je vous recommande très chaudement son atelier si vous êtes curieuse et sensible au naturel, vous allez vous aussi l’adorer ça ne fait aucun doute !

Ensuite, à la fin du huitième mois, soit à la 36ième Semaine d’Aménorrhées (ou SA pour les initiés), j’ai commencé à effectuer des massages du périnée avec une huile conçue pour. J’avais lu que masser son périnée à ce moment la de façon régulière pouvait réduire les risques de traumatismes, de déchirures du périnée, j’ai donc voulu mettre toutes les chances de mon côté ! Puis, à 36SA également j’ai consommé des infusions de tisanes de feuilles de framboisier bio. Les feuilles de framboisier contiennent de la fragarine un composé végétal qui permet de tonifier l’utérus, et donc d’avoir des contractions plus efficaces le grand jour. Je suis très sensible à la phytothérapie, je crois au pouvoir des plantes, elles ont déjà fait leurs preuves sur moi, c’est donc une évidence pour moi de mettre encore une fois toutes les chances de mon côté grâce aux bienfaits des plantes. Ensuite, à 37SA, j’ai pris des capsules d’onagre (3 gélules de 500mg par jour) et j’ai mangé des dattes (4/5 par jour). D’après ce que j’ai lu, l’onagre aide à assouplir le col de l’utérus de part sa richesse en prostaglandines, et puis j’avais du stock sur les capsules d’onagre (j’en parle juste ici), c’était donc pratique de leur trouver une seconde utilité. Concernant les dattes, ces dernières contiennent de l’ocytocine, en consommer de façon régulière le dernier mois permettrait de rendre les contractions plus efficaces et de réduire le temps de travail. Autant mettre toutes les chances de son côté grâce à la nature (♥) !

Enfin au tout début du 9ième mois, j’ai fait une séance d’ostéopathie, ainsi que deux séances d’acupuncture (chez une sage-femme qui pratique l’acupuncture). Vous commencez à me connaître, je suis très réactive concernant les médecines douces, il était donc primordial pour moi de préparer mon corps au grand jour grâce à ces dernières. Côté ostéopathie, mon ostéopathe, que je consulte de façon régulière depuis plusieurs années, et spécialisée dans la manipulation des femmes enceintes et des nourrissons. Lors de notre séance, elle a travaillé sur mon bassin, mon coccyx douloureux, mon périnée ainsi que sur les différentes tensions accumulées ces derniers mois, cela m’a fait un bien fou ! Concernant l’acupuncture, je souhaitais que la sage-femme prépare mon corps à l’accouchement et qu’elle déclenche tout en douceur le travail. En effet, comme nous attendons un bébé bien dodu, et que le déclenchement est envisagé, j’ai préféré prendre les devants en sollicitant les médecines douces pour déclencher le travail le plus naturellement possible. Lors de ces deux séances d’acupuncture, mon col était déjà un peu ouvert, la sage-femme acupunctrice a donc pu faire circuler l’énergie dans mon corps vers le bas afin d’indiquer la voie à suivre au bébé. Suite à la première séance, le soir même, pour la première fois, j’avais des contractions régulières (toutes les 3-4 minutes) mais elles se sont apaisées, signe d’un pré-travail.

#LE SUIVI MÉDICAL

Lors de ce dernier trimestre j’ai eu l’échographie du troisième trimestre chez ma sage-femme échographiste libérale, c’est celle qui a fait toutes nos échographies, le courant passe super bien avec elle, et elle est hyper consciencieuse. Malheureusement, à cause du Covid-19, mon chéri n’a pas pu assister à cette échographie, je l’ai donc appelé en visio durant toute la consultation afin qu’il puisse tout de même entendre les commentaires. Notre bébé se porte comme un charme, monsieur a la tête en bas, ses petites jambes sous mes côtes, il a la position idéale pour notre grande rencontre, je suis suuuuper soulagée ! Il est très vif, il bouge toujours autant même si la place dans mon bidou se fait de plus en plus rare. Au niveau des courbes, monsieur est estimé plus grand que la moyenne et également plus dodu haha, en mesurant la taille de son ventre, il est estimé à 2 semaines de plus que mon terme actuel. C’est pour cette raison que la sage-femme, à la fin de la consultation, nous a prescrit une échographie de croissance à faire 3 semaines plus tard, afin d’estimer au mieux son poids. Elle me parle d’un possible déclenchement qui sera décidé par la maternité si le poids de notre bébé continu d’augmenter. Cela ne me fait pas peur, je préfère être déclenchée, plutôt que de devoir passer par la case césarienne alors que bébé est bien positionné et qu’il n’y a aucune contre-indication me concernant, à accoucher par voie basse. Cependant, à ce moment la, je croise très fort les doigts pour que bébé ne prenne pas trop de poids, et qu’on puisse avoir un accouchement provoqué par des contractions naturelles.

Lors du 8ième et 9ième mois de grossesse, ce n’est plus ma sage-femme libérale qui assure notre suivi, c’est la maternité dans laquelle je vais accoucher qui prend le relais. En tout, 3 rendez-vous s’enchaînent la-bas, 2 avec une sage-femme qui sera ma sage-femme référente, et 1 avec l’anesthésiste. Le contexte actuel fait que le rendez-vous avec l’anesthésiste n’a pas eu lieu à la maternité mais par téléphone. J’ai toutefois rencontré à deux reprises la sage-femme référente, qui a procédé à divers examens : pesée, prise de ma tension, mesure de la hauteur utérine, analyse des urines, questions sur ma santé etc … J’ai profité de ces rendez-vous pour lui donner, ainsi que pour discuter de mon projet de naissance. Il n’est absolument pas obligatoire de faire un projet de naissance, mais j’avais vraiment à cœur de noter toutes ces petites choses importantes pour moi, et d’en discuter avec la sage-femme. Enfin, du fait que notre bébé soit haut sur les courbes, la sage-femme de la maternité m’a prescrit un examen à effectuer au laboratoire d’analyses, un cycle glycémique. En effet, comme j’ai échappé au fameux test du diabète gestationnel, elle a voulu s’assurer que je n’ai pas développé un diabète gestationnel sur la fin de la grossesse. Résultat : pas de diabète gestationnel pour nous, ouf ! 

#NOTRE PROJET DE NAISSANCE

Si mes souvenirs sont bons, moins de 5% des couples font un projet de naissance en France. Cela est principalement dû à une désinformation, car dans d’autres pays, le projet de naissance est encouragé.

J’ai entendu parler de ce fameux projet de naissance à la suite de mes nombreuses lectures, d’ailleurs, je vous parle de ces livres que j’ai adoré lire pendant ma grossesse juste ici !

Le projet de naissance se fait en couple, ou bien la future maman le rédige et le fait lire au futur papa, c’est ce que nous avons fait de notre côté. Il permet de poser par écrit toutes ces petites choses qui nous tiennent à cœur pour le jour de l’accouchement, ce fameux jour ou notre cerveau décrochera totalement pour se concentrer sur les contractions. Le projet de naissance sera dans notre dossier à la maternité et le personnel médical connaîtra nos souhaits, bien pratique ! L’équipe a très bien accueilli notre projet de naissance, me disant qu’il était très joli (trop contente je voulais qu’il soit agréable à lire !), et que tout ce que j’avais noté était faisable et réalisable (ouuuuf !!).

Voici quelques extraits de notre projet de naissance, afin de vous donner quelques pistes, quelques exemples, j’ai personnellement choisi de diviser notre projet de naissance en 3 axes :

  • à notre arrivée à la maternité

– Si possible, à notre arrivée je souhaite être dans une salle physiologique afin de pouvoir me mouvoir avec un ballon ou autre;

– Je souhaite être accompagnée par le papa durant la pose de la péridurale.

  • pendant l’accouchement

– Encourager la présence du papa dans toutes les étapes de l’accouchement et de la naissance;

– Privilégier la mobilité et les alternatives à la position gynécologique pendant l’accouchement.

  • à l’arrivée de notre bébé

– Nous souhaitons le clampage tardif du cordon, et que ce soit le papa qui le fasse dans la mesure ou tout s’est bien déroulé;

– Eviter la séparation avec notre bébé et si possible attendre avant de vérifier ses premiers réflexes.

Pour chaque axe, j’ai mis entre 3 et 5 souhaits. Je vous recommande vivement de vous renseigner sur ce que vous aimeriez pour VOUS, un projet de naissance se réfléchi et ne se construit pas en une seule fois. Il doit être bien entendu réaliste pour l’équipe médicale.

Concernant l’aspect pratique, j’ai donné 1 exemplaire de notre projet de naissance lors d’un rendez-vous avec la sage-femme référente qu’elle a rangé dans mon dossier, et j’avais également 1 autre exemplaire dans la pochette ou se trouvait l’ensemble de mes documents administratifs, au cas ou.

#LA BOITE A PAPA

Au cours de ce dernier trimestre j’ai préparé la fameuse boite à papa. Il s’agit d’une boite que l’on va remplir de tout un tas d’objets pour le futur papa, et que l’on va lui donner soit à la maternité, soit à la maison.

J’ai fait le choix de lui faire découvrir sa boite à papa, une fois qu’il sera seul à la maison, afin de lui faire une jolie surprise (♥). J’ai donc glissé une petite lettre dans le sac de la salle de naissance, lui indiquant qu’une surprise l’attendait et qu’il fallait que l’on s’appelle en visio quand il serait de retour chez nous …

Dans la boite à papa de mon amoureux, j’ai glissé des objets utiles, en fonction de ses goûts, des objets dont je savais qu’il allait se servir. Il y a donc comme jolies surprises : de l’acérola bio pour un max de vitamine C pour les nuits agitées en prévision haha, un paquet de mouchoirs, un tee-shirt « Papa Parfait », un body pour notre bébé « Tel Père Tel Fils » que j’ai commandé sur cet e-shop, une pancarte « Bébé à Bord » pour sa voiture, une photo de nous deux avec un petit mot, ainsi que tout un tas de gourmandises bio que j’ai commandé sur l’e-shop Kazidomi (abonnement annuel à 60€ au lieu de 80€ avec LESCARNETS). Comme gourmandises pour mon chéri très gourmand j’ai pris de quoi lui faire un petit apéro quand il rentrera chez nous sans nous : une bière ainsi que des chips. Et ensuite des gourmandises sucrées bio et végétaliennes : des barres chocolatées et énergisantes.

Je sais que tout va lui servir, et que les gourmandises ne vont pas faire long feu haha. J’ai vraiment adoré lui concocter cette petite surprise, et imaginer sa réaction à la découverte de cette petite boite remplie d’attentions rien que pour lui (♥).

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